Un parfum est une odeur ou plus souvent une composition odorante plus ou moins persistante naturellement émise par une plante, un animal, un champignon, un environnement. En outre, les parfums sont des instruments pour s’embellir, pour créer une identité propre, pour définir sa personnalité. Mais quel rôle a joué les parfums dans nos vies, dans l’histoire est quel est son rôle aujourd’hui ? Et, en plus, quel est l’évolution de sa composition et de son utilisation ? Voilà quelques questions auxquelles on essaiera de répondre.
Premièrement, il faut dire que l’histoire et les événements qui se sont passés ont contribué à la diversification des parfums. Ainsi, à l’Antiquité, les premières substances odoriférantes se brulaient (bois, encens), d’où le nom parfum, qui provient du latin per fumus. Plus tard, dans l’Egypte Antique, les parfums les plus complexes, comme le Kyphi, comportent prés de 50 ingrédients (vin, miel, myrrhe roseau, odorant, menthe, henné, nard etc). A Rome, bien que les parfums soient d’habitude employés pour honorer les dieux, ils font parti aussi de la vie quotidienne. Un exemple de parfum serait le foliatum, une luxueuse fragrance intégrant des composantes rares(le nard, l’huile da ben, l’amome, la myrrhe. L’Antiquité ignore par conséquent la fabrication de l’alcool, mentionnée pour la première fois en Italie au VIIe siècle. A la fin du Moyen Age, la péninsule italienne est sans conteste la patrie des parfums. La Renaissance voit de la sorte plusieurs innovations techniques, car on améliore l a distillation, la qualité et le nombre des huiles essentielles extraites. Grâce à Catherine de Médicis, qui lance la mode du parfum à Paris, toute la cour adopte le goût italien, sous la forme de bourses et de gants parfumés à l’eau d’Ange, un mélange de clous de girofle, de cannelle, de coriandre, de citron, de benjoin. En 1614, les gantiers obtiennent le droit de porter le titre de parfumeur et de vendre les parfums, et l’industrie des parfums se développe : on a maintenant les senteurs de Frangipane, de Néroli, d’ambrette de Provence, de mélilot, des eaux parfumées, des savonnettes, des pommades, es pastilles odorantes, qui sont très utilisés parce que à cette époque-là l’eau était considérée un vecteur de maladie et, donc, on ne se lavait pas. Le XIXe siècle pourrait être considéré le siècle de l’inventions de la parfumerie moderne, car c’est maintenant qu’on utilise multiples matières premières synthétiques. D’ailleurs, c’est le moment où de grandes maisons, comme Guerlain ou Roger et Gallet, apparaissent. Et, enfin, la fin du XXe siècle sonne l’heure d’une nouvelle ère pour l’industrie cosmétique de luxe. C’est le moment quand on utilise toutes les techniques possibles, toutes les ingrédients qui ont été jamais découverts et quand la parfumerie de luxe devient une affaire extrêmement profitable.
Deuxièmement, on doit mentionner que ces techniques de fabrication ont connu, elles-aussi, une évolution. Les techniques de production étaient rudimentaires, et le resteront jusqu’à la fin du Moyen Âge : les produits étaient broyés, pilés, bouillis, imprégnés de matières grasses, et on utilisait surtout des écorces, des résines, des racines ou des matières animales servant de base (ex : musc) ou de fixateurs. Aujourd’hui, on a plusieurs modalités. La plus importante partie du processus de fabrication, c’est l’extraction. On a, en grande ligne, 7 modalités d’extraction. L’expression est pratiquée uniquement avec les agrumes et permet par simple pression d’extraire l’essence contenue dans l’écorce des fruits. La distillation à la vapeur d’eau signifie que la matière première récoltée est disposée dans un alambic, avec de l’eau qu’on porte à ébullition. La vapeur d’eau transporte l’essence dans un condensateur, puis dans un séparateur. La rectification : les essences obtenues par distillation sont parfois purifiées par rectification sous vide, procédé à basse température plus respectueux des matières fragiles. L’enfleurage à chaud est utilisé avec des pétales de fleurs pas trop fragiles (rose, narcisse), il consiste à les plonger dans un bain de graisse animale que l’on fait chauffer à plusieurs reprises. L’enfleurage à froid est utilisé lorsque les fleurs sont trop fragiles (jasmin, tubéreuse). Le principe est le même que pour l’enfleurage à chaud, mais les pétales sont disposés sur des tiroirs remplis de graisse froide. L’extraction par solvants se fait à l’aide de solvants volatils, suivi en général par une extraction à l’éthanol. La macération est pratiquée pour obtenir les essences animales, elle consiste à laisser macérer la matière première dans de l’alcool.
Finalement, le parfum a connu une vaste utilisation au fil des années. De nombreuses tablettes cunéiformes nous montrent que l’usage et le commerce du parfum étaient connus dès les Sumériens. De même, tous les peuples antiques en ont fait une grosse consommation, notamment les Égyptiens. Même s’il a eu aussi un usage profane, il était surtout utilisé lors de pratiques religieuses (offrandes aux dieux, embaumement des corps). Un des parfums les plus utilisés a été l’encens, produit d’abord à Oman, et qui a largement contribué à la création des royaumes d’Arabie. Le commerce du parfum a également fait la prospérité des villes phéniciennes et grecques. C’est le cas notamment de Chypre, où de nouveaux parfums ont été mis à la mode, utilisant les fleurs (rose, iris, lys, jasmin). Les Romains ont continué à utiliser les parfums, mais on ne leur doit guère d’innovations. Evidemment, pendant le Moyen Âge chrétien on n’a pas fait usage des parfums, sinon sous forme de couronne de fleurs et lors de cérémonies religieuses. Cependant, après les croisades, la consommation semble en augmenter, en particulier sous forme de boules de savon et d’eau de rose. Le grand bouleversement se produit à la fin du Moyen Âge et à la Renaissance, avec deux innovations: d’une part le perfectionnement de l’alambic, de l’autre la découverte de l’alcool éthylique. Le parfum acquiert alors ses lettres de noblesse en Occident. On l’utilise notamment pour parfumer les vêtements, en particulier les gants, le métier de parfumeur étant alors associé à celui de gantier. Au XVIIIe siècle, on parfume tout, depuis le corps jusqu’aux vêtements et aux divers accessoires, notamment les cuirs. Mais il faudra attendre encore un siècle pour voir apparaître le vaporisateur. La dernière révolution a lieu à la fin du XIXe siècle, avec l’essor industriel et publicitaire dont les conséquences sont considérables : conditionnement fabriqué en série, apparition des grands magasins et surtout arrivée des premiers produits de synthèse, liés au développement de la chimie organique. La parfumerie moderne est née en 1828 à Paris, quand Guerlain crée le premier parfum à éléments de synthèse.
En conclusion, les parfums ont toujours occupé une position importante dans la vie des gens et ont été présents dans plusieurs domaines : religion, industrie, chimie, culture, commerce etc. Aujourd’hui, l’industrie des parfums est l’une des plus importantes par ses grandes entreprises et marques, notamment Yves Saint Laurent Beauté, Inter Parfums, Estée Lauder, Coty. Ioana S, XIeB gr A
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